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Les nouvelles fantastiques de 2°4 !
En guise de bilan d’une séquence en français sur le fantastique, les
élèves de seconde 4 ont écrit une nouvelle fantastique et certains
d’entre eux ont accepté de présenter leur travail sur le site du lycée. Texte de Maritzli I.(2°4) Nouvelle fantastique de français Je regardai ma montre. Onze heures passées, mes parents allaient sûrement s’inquiéter. En ce qui me concerne, je n’étais pas très rassuré non plus . Je venais de sortir d’une soirée chez des amis au cours de laquelle l’alcool coulait à flot. Le cadre ne me sécurisait pas non plus. Je me trouvais à moins d’un kilomètre de ma demeure. Le décor était un vaste endroit au milieu de nulle part, dans la campagne girondine loin de la ville et de l’animation que va avec. Cette agitation aurait eu le don d’apaiser ma solitude actuelle, or je sentais que les choses ne tournaient pas rond. Au fur et à mesure que je marchais, étrangement et inexplicablement, je sentais que le chemin jusqu’à chez moi devenait de plus en plus long et que le parcours n’en finissait plus. Je décidai alors d’accélérer le pas. Il fallait que je rentre chez moi avant minuit sinon j’allais entendre mes parents se plaindre pendant un certain temps. J’étais seul , abandonné et apeuré . J’aperçus au loin une silhouette et je me sentis soulagé car enfin on allait peut-être venir à mon secours. Elle se rapprochait lentement et j’avais du mal à distinguer ce qu’elle représentait. Enfin, dès qu’elle fut près de moi , je me rendis compte que c’était celle de mon meilleur ami , Pierre . « - Pierre ! m’exclamai-je . Te voilà ! Je crois que je me suis perdu, je ne retrouve plus le chemin que mène chez moi ! » Il avait la tête basse et le dos courbé. Tel un mort vivant. J n’apercevais pas son visage et lui demandai alors s’il avait trop bu ou s’il était fatigué. A cet instant précis, il leva la tête et me regarda avec des yeux rouges. Ma respiration se bloqua. Je paniquais, que m’arrivait-il ? Etait-ce un cauchemar ? Ou bien un triste sort que s’acharnait sur moi ? Je n’avais pas la réponse à toutes ces questions. Je ne savais pas si j’allais sortir un jour de cet endroit sinistre. Pierre ne quittait pas son regard de mes yeux et il me sourit méchamment découvrant ses dents noires comme cette nuit sombre. « - Pierre ! Mais que t’arrives – t – il ? J’espère que tu ne me fais pas une blague ! Parle bon sang ! Je t’en prie ! le suppliaie-je » L’expression de son visage n’avait pas changé , elle était toujours aussi effrayante et inquiétante . Tout d’un coup , il commença à marmonner des paroles dans une langue qui m’était inconnue comme s’il essayait de jeter un sort . Subitement , un deuxième individu sortit de son corps puis un troisième et ainsi de suite une vingtaine de « Pierre » apparurent devant moi . Ils parlaient tous en même temps et leurs paroles se mélangeaient dans mon esprit . J’étais troublé .Je n’avais pas respecter mes limites et avais sans doute trop bu. Je voulais fuir tout celà , je me mis donc à courir mais ils émergèrent dix mètres plus loin . Je n’en croyais pas mes yeux ! Que me voulaient-ils ? Ils étaient face à moi , immobiles et ne disaient maintenant plus rien , seuls leurs regard parlaient . Ils voulaient faire de moi leur repas de minuit ! J’étais térrifié ! J’entendis au loin un bruit assourdissant et lentement je commençai à ouvrir les yeux . Je regardai autour de moi , je me trouvai dans la salle à manger de Pierre . J’entendais la musique au loin et je regardai alors ma montre , il était bel et bien dix heures ! Pierre entra alors :
« -Thomas ! Tu te réveilles enfin ! Cela fait plus d’une heure que tu dors sur mon canapé ! Suis moi , il faut que je te présente quelqu’un… ! »
J’aperçus alors un deuxième homme identique à lui . Je sursautai et regardai mon meilleur ami d’un air apeuré .
« -Qui est ce ? lui lançai-je
De : paul jobert LE TRAMWAY Comme tous les mardi soir, je sortais du lycée à dix-huit heures.Il faisait nuit et je marchais jusqu’à l’arrêt du tramway qui devait me reconduire chez moi ce jour là. D’un seul coup, une pluie d’une extrême violence s’abattit sur la ville, je me mis donc à courrir pour attrapper, de justesse, le tramway qui s’apprétait à partir. Une fois installé, je me mis à relire mes cours de français portant sur le fantastique quand le tramway s’arrêta brusquement renversant la moitié de ses passagers.Pensant que ce n’était qu’une vulgaire panne,(très fréquente dans le réseau des tram de Bordeaux), je me remis à la tâche.Mais en relevant la tête, je m’aperçusque je me trouvais à présent tout seul dans le tramway.J’avais sûrement dû ne pas entendre la voix annonçant la sortie des passagers, je n’étais pourtant pas devenu fou, j’avais pourtant bien vu des gens dans ce tramway avant de me plonger dans mes cours ! Je rangeai donc mes affaires dans mon sac pour pouvoir sortir et me dirigeai vers la porte prévue à cet effet.J’appuyais surbouton sensé ouvrir les portes, en vain.J’étais bel et bien coincé dans ce tram.Tirant mon téléphone de ma poche, je vis qu’il n’avait plus accès à aucun réseau, ma montre ne fonctionnait pas elle non plus.Je m’endormai dans le tram. En me réveillant, je vis que les portes étaient grandes ouvertes, je sortis donc du tramway mais...non, ce n’est pas possible !Je ne me trouvais plus entre l’institut Bergonié et la place de la Victoire mais sur une place ressemblant fortement à Montmartre. Une Basilique surmontait cette majestueuse place.J’interpelai un passant pour lui demander où nous étions, il me traversa.Les nombreux touristes présents sur ce magnifique site n’avaient l’air de voir ni le tramway ni moi.D’après les pancartes, je me trouvais bien à côté de la Basilique Montmartre, à Paris ! J’avais très faim, je me rendis donc dans l’épicerie la plus proche me servant de ma transparence pour prendre une brioche sur l’étalage.L’épicière vendait les quotidiens nationaux, je m’en appropriai donc un pour savoir si la disparition d’un tramway ou d’un tramway et/ou d’un adolescent bordelais était mentionnée.Rien, rien de tout cela n’était relaté.Des fusillades meurtrières aux Etats-Unis, des attentas suicides en Irak ou encore, Paris Hilton qui avait de nouveau perdu son chihuahua, mais rien ne concernant ma disparition ou celle du tramway. Ne sachant quoi faire, je me mis à me balader dans cette splendide capitale qu’est Paris, à la recherche d’un être pouvant me voirou même m’entendre.Je sifflotais et rentrais dans toutes les personnes se trouvant sur mon passage.Personne ne se rendit compte de ma préscence, je marchais toute la journée et, une fois la nuit tombée, je rentrai dans le tramway qui me servait d’abri. Très fatigué par cette longue marche à travers la capitale mondiale du tourisme, je me recouchais sur une banquette et m’endormis en une fraction de seconde. A mon réveil,je n’étais plus à Paris mais à San Francisco.Je sortis du tram pour me promener dans la capitale californienne.J’avourais que ce n’était pas l’idée que je me faisais des Etas-Unis.En effet, tous les habitants portaient des pantalons " pat’ d’eph’ " et écoutaient en boucle le dernier titre de Janis Joplin.En jettant un coup d’oeil sur un journal trîanant sur le bord du trottoir, je me rendis compte que je ne trouvais plus en l’an 2007 mais le trois juillet 1967.Ne sachant plus où donner de la tête, je fisle tour du quartier en ayant l’impression de revoir les vieilles photos de mes grands-parents, cheveux longs, guitares à la main et vêtements au couleurs extravagantes.Cette fois ci, je passai toute la nuit en dehors du tramway profitant encore une fois de mon invisibilité pour rentrer dans toutes les soirées "hippies" de San Francisco. Je me reveillais dans mon lit, chez moi, à Bordeaux, en France !Ma mère se trouvait à côté de moi.En me voyant ouvrir les yeux elle m’expliquaque j’avais été très malade et que j’avais dormi pendant deux jours entiers.Quelque chose me démangeait, je fouillai dans ma poche et en sorti un pendentif de la tour Eiffel et un bandeau marqué du signe de la paix... ( Paul J. ) ( (Mathilde P. ) L’âme blanche Sur une route campagnarde des Landes, dans les environs de Dax, un soir de brouillard en plein mois de Décembre, M. Bernachy rentrait chez lui après un repas chez des amis, seul, fatigué et absorbé dans ses pensées, lorsque les douze coups de minuit du village de St Pandelon qu’il traversait le ramenèrent à la réalité. Aucune voiture ne circulait sur cette petite route tortueuse, les lumières du village, peu nombreuses, et les volets fermés de toutes les maisons firent frissonner M. Bernachy. Il faisait froid. De la buée s’installait petit à petit sur le pare-brise de la voiture …
Quelques minutes plus tard, la visibilité était quasi-nulle, ce qui obligea M. Bernachy à attraper un chiffon dans la boîte a gant puis à essuyer le pare-brise, après quoi il crût apercevoir une silhouette blanche au loin. Surpris, il ralentit et plissa des yeux afin de distinguer cette forme blanche dans le brouillard. Il se rendit alors compte que c’était une jeune fille blonde, vêtue d’une robe ancienne brodée, de couleur blanche. M. Bernachy s’arrêta une vingtaine de mètres après la jeune fille. Il eut à peine le temps de baisser la vitre coté passager qu’elle toquait à la sienne : il sursauta avec frayeur ! Elle le regardait fixement avec des grands yeux et un petit sourire aux lèvres. Un sentiment de peur l’envahit. Il se ressaisit et descendit de deux tiers sa vitre d’une main tremblante et incertaine puis demanda à la jeune fille où elle se dirigeait. Celle-ci lui répondit : « Je m’appelle Amandine, pouvez vous me raccompagner chez moi ? Je vis à dix minutes d’ici, à l’entrée du village suivant. » Il accepta.
Lorsqu’il redémarra, la jeune fille s’installa à ses côtés, il sentit tout d’abord une odeur étrange et désagréable, ressemblant à de la naphtaline. Puis il remarqua qu’elle était très légèrement vêtue pour la saison et que ses pieds nus n’étaient chaussés que d’une simple paire de ballerines blanches. Son corps, mince et frêle, grelotait, aussi il lui proposa son manteau qu’elle déposa lentement sur son corps en guise de couverture. Il s’inquiéta et lui demanda ensuite ce qu’elle faisait à une heure si tardive, si légèrement vêtue, sur cette route abandonnée. Elle répondit d’une voix lointaine et froide qu’elle rentrait du bal avec son fiancé mais que celui-ci attendait à sa voiture. M. Bernachy tourna un regard inquiet vers la jeune fille et remarqua ses yeux ternes et son visage étrangement livide. Ses mains tellement blanches semblaient transparentes.
Le brouillard s’épaississait au fur et à mesure qu’il conduisait. La jeune fille s’était endormie. M. Bernachy était obligé de rouler très lentement et sentait ses paupières s’alourdir alors qu’il s’efforçait de suivre la route. Tout à coup, une ombre jaillit du fossé et heurta son véhicule. Il s’arrêta, choqué, et descendit de la voiture. Il avait accroché une biche ! L’animal gémissant gisait sur la route, un mince filet de sang s’écoulait de sa bouche et ses yeux ternes semblaient le fixer étrangement. Un frisson parcourut son corps car il lui sembla que ce regard ne lui était pas inconnu. Encore sous le choc, il remonta dans sa voiture, esquiva la biche puis un sentiment de panique le saisit : la jeune fille à ses côtés avait disparu ! Effrayé, il regarda autour de lui et aperçut une petite maison éclairée.
Il alla frapper à cette maison, une femme âgée vint ouvrir, étonnée. Il lui demanda alors si elle n’avait pas vu une jeune fille nommée Amandine vêtue d’une robe blanche et de petites ballerines. Le silence se fit quelques secondes puis la vieille femme lui répondit : « non je n’ai vu personne passer ce soir et je ne connais personne nommé ainsi mais … j’ai moi-même eu une fille que j’ai appelée Amandine. Malheureusement elle est morte dans un accident de voiture âgée à peine de seize ans. Elle revenait du bal avec son petit ami le soir du quatorze juillet, il y a déjà vingt et un ans, lorsqu’ils percutèrent un arbre et moururent sur le coup, non bien loin d’ici. Amandine est aujourd’hui enterrée dans un cimetière de l’autre côté de la route … »
Frissonnant à ces mots, M. Bernachy préféra quitter les lieux. La vieille femme très aimable le raccompagna jusqu’à la porte, quand il aperçut son manteau accroché à l’entrée parmi d’autres vêtements … Barcelo Jimmy 2°4 Le rubis Le lendemain matin, il mit sa bague et partit au travail. Dans le bus, il la manipulait machinalement et l’admirait. Il trouvait sa main magnifique quand il la portait. Elle obsédait ses pensées. Mais une impression de malais l’envahit soudain, comme si quelqu’un l’observait… Il se retourna brusquement, cherchant des yeux qui le regardait ainsi. Son regard tomba sur le rétroviseur du chauffeur et son sang se glaça dans ses veines : deux yeux jaunes le fixaient intensément. Il cligna des yeux mais ils étaient toujours là, perçant son âme. La panique commença à l’envahir, une force invisible l’empêchait de bouger. Une main griffue se posa alors sur la boîte de vitesse. Mr ***, horrifié, était toujours paralysé par la peur ne pouvait détacher ses yeux de cette horrible main. Le bus s’arrêta, il ouvrit la porte et s’enfuit en courant. Il n’arrivait pas à croire ce qui lui était arrivé. Ce regard jaune, cette main griffue… le Démon avait conduit son bus ! Non c’était impossible… il avait dû rêver. Il s’arrêta à un café pour se ressaisir avant de repartir à la centrale. Il pensait toujours au regard qui avait croisé le sien dans le rétroviseur il ne vit donc pas tout de suite le serveur qui attendait sa commande. Quand il sortit enfin de sa rêverie, il s’excusa précipitamment. Le serveur lui sourit alors et Mr *** put apercevoir deux crocs blancs. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Le serveur éclata d’un rire sardonique et effrayant. Mr *** s’enfuit en courant, terrifié. Cette fois-ci il n’y avait plus de doute possible. C’était la deuxième apparition du Diable en quelques minutes. Mais pourquoi le poursuivait-il ainsi ? Il chercha les choses nouvelles qui lui étaient arrivées dernièrement et son regard tomba sur la bague qu’il avait jusqu’alors oubliée. C’était donc ça ! Le rubis du Diable ! Mais Mr *** ne pouvait se résoudre à rendre la bague. Il ne pouvait l’expliquer mais il avait développé une inexplicable dépendance à ce rubis. Il ne pouvait s’en séparer, même si le Diable en personne le poursuivait pour reprendre son bien Mr *** courut jusqu’à en perdre haleine. Il se réfugia dans un parc entre deux illustres statues, priant pour que le Diable ne le retrouve pas. Mais bientôt un homme en costume noir arriva. Ses ongles étaient noirs, longs et acérés, son teint était rouge. Ses pupilles jaunâtres fixaient Mr *** qui manipulait nerveusement sa bague, tremblant comme une feuille. Ses lèvres d’étirèrent et découvrirent des dents blanches et pointues. Il fit un geste de la main et les statues s’animèrent. Alors que les corbeaux qui étaient assoupis sur ces statues s’envolaient, celles-ci immobilisèrent Mr *** paralysé par la peur. Le Diable s’avança et prit la bague de la main de Mr***. Puis le Démon recula d’un pas, et fit apparaître un poignard dans sa main droite. Son rire diabolique retentit aux oreilles de Mr*** et il enfonça le poignard dans le cœur de l’homme qui hurla…. Et il se réveilla, criant de toutes ses forces. Il était dans sa chambre, le matin de cette journée horrible. Jamais il n’avait fait un rêve si réel. Il ressentait encore la brûlure du poignard dans son cœur. Il vit la bague qu’il avait posé la veille sur sa table de chevet, il la pris et la lança par la fenêtre en priant pour ne jamais la revoir. Il se planta devant son miroir et là, il vit une trace tout prés de son cœur, une trace de poignard. LES CARACTÈRES DES TERMINALES 4
Les élèves ont proposé la rédaction de plusieurs textes sur les mœurs de notre siècle , à la façon de La Bruyère et en respectant son style. J*** est heureuse ; elle gambade, sautille, se trémousse en se rendant chez son éditeur, elle sourit à la ronde et chantonne un air joyeux . La vie est douce avec elle : l’an dernier, elle était la gagnante d’un jeu télévisé, il y a six mois, son album la rendait célèbre dans tout le pays, aujourd’hui, sa gloire va s’étendre à l’Europe. Elle sonne chez son bienfaiteur : un an déjà au sommet, elle a fait son temps ! -Il y a telle femme qui aime mieux son amant que son mari, et de son mari son argent.(Myriam Delcroix ) Barcelo Jimmy 2°4 Le rubis Mr *** rentrait comme tous les jours du travail. Il travaillait dans une centrale nucléaire et à dix-huit heures, il quittait son poste pour rentrer chez lui à pieds ou en bus. Ce jour-ci il rata son bus et décida donc de partir à pieds. C’était au mois de novembre et il commençait à faire nuit, Mr *** pressa le pas. Il passa dans une rue particulièrement délabrée et sombre. Il n’aimait pas cet endroit mais il n’y avait pas d’autre chemin. Mr *** pressa encore le pas mais au moment de quitter cette rue, un homme paniqué passa devant lui en courant. Il tomba à ses pieds, s’accrochant à ses jambes en bredouillant. Mr *** ne savait que faire, l’homme était terrifié. Quand il put enfin le calmer et voir son visage, il eut un mouvement de recul. Son visage était crispé, ses cheveux, sales et dans ses yeux exorbités passait un air de folie. Il disait : « Non…arrêtez-le…il est à moi.. » Et en même temps il enlevait et remettait une bague avec un rubis. Mr *** fixa intensément cette bague et une impression de malaise grandit en lui. Il ne savait pas pourquoi, il voulait cette bague, pour lui. Quand l’homme perdit connaissance, il déroba la bague et s’enfuit. Une partie de lui-même en avait honte, il fallait aider cet homme, mais l’autre partie, plus forte, était obsédée par le rubis Rentré chez lui, Mr *** observa attentivement la bague. Elle était en or et la pierre parfaitement taillée brillait d’un rouge profond. Il la posa sur sa table de chevet et se coucha. Le lendemain matin, il mit sa bague et partit au travail. Dans le bus, il la manipulait machinalement et l’admirait. Il trouvait sa main magnifique quand il la portait. Elle obsédait ses pensées. Mais une impression de malais l’envahit soudain, comme si quelqu’un l’observait… Il se retourna brusquement, cherchant des yeux qui le regardait ainsi. Son regard tomba sur le rétroviseur du chauffeur et son sang se glaça dans ses veines : deux yeux jaunes le fixaient intensément. Il cligna des yeux mais ils étaient toujours là, perçant son âme. La panique commença à l’envahir, une force invisible l’empêchait de bouger. Une main griffue se posa alors sur la boîte de vitesse. Mr ***, horrifié, était toujours paralysé par la peur ne pouvait détacher ses yeux de cette horrible main. Le bus s’arrêta, il ouvrit la porte et s’enfuit en courant. Il n’arrivait pas à croire ce qui lui était arrivé. Ce regard jaune, cette main griffue… le Démon avait conduit son bus ! Non c’était impossible… il avait dû rêver. Il s’arrêta à un café pour se ressaisir avant de repartir à la centrale. Il pensait toujours au regard qui avait croisé le sien dans le rétroviseur il ne vit donc pas tout de suite le serveur qui attendait sa commande. Quand il sortit enfin de sa rêverie, il s’excusa précipitamment. Le serveur lui sourit alors et Mr *** put apercevoir deux crocs blancs. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Le serveur éclata d’un rire sardonique et effrayant. Mr *** s’enfuit en courant, terrifié. Cette fois-ci il n’y avait plus de doute possible. C’était la deuxième apparition du Diable en quelques minutes. Mais pourquoi le poursuivait-il ainsi ? Il chercha les choses nouvelles qui lui étaient arrivées dernièrement et son regard tomba sur la bague qu’il avait jusqu’alors oubliée. C’était donc ça ! Le rubis du Diable ! Mais Mr *** ne pouvait se résoudre à rendre la bague. Il ne pouvait l’expliquer mais il avait développé une inexplicable dépendance à ce rubis. Il ne pouvait s’en séparer, même si le Diable en personne le poursuivait pour reprendre son bien Mr *** courut jusqu’à en perdre haleine. Il se réfugia dans un parc entre deux illustres statues, priant pour que le Diable ne le retrouve pas. Mais bientôt un homme en costume noir arriva. Ses ongles étaient noirs, longs et acérés, son teint était rouge. Ses pupilles jaunâtres fixaient Mr *** qui manipulait nerveusement sa bague, tremblant comme une feuille. Ses lèvres d’étirèrent et découvrirent des dents blanches et pointues. Il fit un geste de la main et les statues s’animèrent. Alors que les corbeaux qui étaient assoupis sur ces statues s’envolaient, celles-ci immobilisèrent Mr *** paralysé par la peur. Le Diable s’avança et prit la bague de la main de Mr***. Puis le Démon recula d’un pas, et fit apparaître un poignard dans sa main droite. Son rire diabolique retentit aux oreilles de Mr*** et il enfonça le poignard dans le cœur de l’homme qui hurla…. Et il se réveilla, criant de toutes ses forces. Il était dans sa chambre, le matin de cette journée horrible. Jamais il n’avait fait un rêve si réel. Il ressentait encore la brûlure du poignard dans son cœur. Il vit la bague qu’il avait posé la veille sur sa table de chevet, il la pris et la lança par la fenêtre en priant pour ne jamais la revoir. Il se planta devant son miroir et là, il vit une trace tout prés de son cœur, une trace de poignard.
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